Sur la côte ouest

La Perroche : le Prieuré

La Perroche ajoute au charme de sa plage et aux activités nautiques qui s’y déroulent celui d’une chapelle romane construite au XIème siècle. L’édifice a été plusieurs fois restauré à la suite de guerres et de pillages. Seul le portail semble ne pas avoir été remanié. La façade massive et sans ornements est flanquée d’une tour contrefort qui abritait l’escalier desservant l’ancien campanile aujourd’hui disparu. Cette chapelle « perdue au milieu des sables » était celle du prieuré fondé sous le vocable de Saint Médard.

L’écluse à poissons de l’Ecuissière

Au bout de la passe de l’Ecuissière, à marée basse, apparaît une écluse à poissons, la seule aujourd’hui encore en activité au sud de l’île et la dernière d’un ensemble de quinze écluses construit sur les rochers entre Avail et l’Ecuissière. Au départ nommée « les Rabaudes », certainement comme son propriétaire, elle prit par erreur sur le cadastre le nom de sa voisine qui n’existe plus pour devenir « les Vincentes ». Malgré une superficie modeste de 2 hectares, la partie du mur la plus éloignée reste imposante à marée basse. Presque abandonnée dans les années 90, elle est en perpétuelle restauration depuis une dizaine d’années grâce à une équipe qui effectue des travaux pendant les marées de travail, une à deux fois par mois tout au long de l’année.
Les écluses à poissons, entièrement construites à la main, en pierre et en forme de fer à cheval existent depuis des milliers d’années. Entièrement recouvertes à marée haute, des ouvertures munies de grilles permettent à l’eau de s’écouler lorsque la mer baisse. Les poissons sont ainsi piégés dans le bassin. Malgré la mise en place d’un programme de sauvegarde, ces pêcheries restent très fragiles. Une seule pierre retirée peut provoquer une brèche de plusieurs mètres. Sur les 237 recensées sur l’île d’Oléron en 1853, il n’en subsiste aujourd’hui que 17 encore en activité et font partie intégrante du patrimoine vivant oléronais de par leurs intérêts architectural, socio-culturel et environnemental. Il est donc nécessaire de respecter la réglementation en vigueur : de ne pas marcher sur les murs et dans le bassin et de ne pas pêcher à pied jusqu’à 25 mètres à l’extérieur.

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