Sur la route des huîtres

Pour aller d’une rive à l’autre et partir à la découverte de l’ensemble du territoire de DOLUS et ses richesses, on peut privilégier l’utilisation de la bicyclette. L’incursion dans les différents villages, lieux-dits et domaines qui constituent la commune, l’accès aux sites remarquables et aux plages seront ainsi plus faciles en particulier grâce aux nombreuses pistes cyclables qui sillonnent l’île.
En sortant du bourg, vers l’est, direction Les Allards,. Un ancien moulin a vent transformé en habitation témoigne de l’existence de nombre de ces moulins dont les vestiges subsistent sur la commune et sur l’île

La Cailletière

Immédiatement à la sortie de la ville, on peut voir un grand domaine, la Cailletière, aujourd’hui propriété de la commune qui envisage la réhabilitation du site et la restauration du manoir.
Au XVIème siècle, c’était une habitation seigneuriale qui, selon la description de l’époque, se composait d’une grande maison de maître à plusieurs pièces au rez-de-chaussée et au premier étage, d’une habitation de bordier (laboureur) et comportait des chais, des brûleries, parcs à bestiaux et à volailles.
A voir également sur ce domaine un très intéressant pigeonnier ou « fuire » en patois saintongeais. Le corps de forme octogonale, dans sa partie inférieure, est surmonté par une tour cylindrique de faible hauteur. L’amorce de la toiture fait penser qu’elle était pointue et sans doute couverte d’ardoises. Les 1780 nichoirs ou burons correspondaient souvent à la superficie du domaine.

Les ports d’Arceau et de la Baudissière

Chenal d'Arceau

Dans le village des ALLARDS qui mérite un arrêt avec ses ruelles et ses vieilles maisons de pays aux pierres apparentes, prendre la route des Huîtres qui, comme son nom le laisse supposer, conduit au coeur même d’un des lieux de production et de commercialisation des huîtres de l’île.

Le petit port de La Baudissière où se regroupent, autour du chenal du même nom, de nombreux établissements ostréicoles, est un endroit particulièrement pittoresque. La modernisation des exploitations a provoqué l’abandon d’anciennes petites cabanes en bois. La commune a entrepris d’en réhabiliter une douzaine au bord de la route pour en faire des ateliers d’artistes ouverts au public. Très colorées, elles restent le symbole de l’ostréiculture traditionnelle. Dans l’une d’elles, quelques panneaux présentent l’exploitation du sel et de l’huître ainsi que les oiseaux qui nichent sur la côte. On peut, à travers les parcs à huîtres, aller jusqu’à la pointe de la Baudissière pour découvrir un beau panorama sur la mer et le chenal. Il offre une très belle vue sur le pertuis où la mer se retire à marée basse pour découvrir, au-delà du platin sablonneux-vaseux
recouvert d’algues, les parcs à huîtres.
De nombreuses espèces d’oiseaux viennent hiverner, en particulier les oies bernaches. Cette zone est érigée en réserve naturelle de Moëze et gérée par la Ligue de Protection des Oiseaux.
De l’autre côté de la route, s’étendent les anciens marais salants convertis maintenant en « claires » dans lesquelles les ostréiculteurs font verdir leurs huîtres.
Au sein du site ostréicole du chenal d’Arceau, tout l’été, le Théâtre d’Ardoise propose une programmation de qualité dans une ambiance très conviviale. Informations sur www.letheatredardoise.com

Découvrez le port ostréicole de la Baudissière, un site naturel exceptionnel où artistes et ostréiculteurs se partagent une rangée de cabanes colorées et chatoyantes. Venez faire un tour dans les univers oniriques et truculents des «cabaneux» : tableaux, lampes merveilleuses, créations textiles, chapeaux, mosaïques, vaisselle, bijoux, objets et panneaux décoratifs, sculptures… Les cabanes vous attendent !

Pont Napoléon

Pont Napoléon

Continuer la Route des Huîtres jusqu’au pont de la Brande. Tout de suite après le pont, à droite, faire une centaine de mètres pour découvrir, niché dans la verdure, le “Pont Napoléon”.
Sa construction remonte à 1776 et n’a donc aucun rapport avec l’empereur. Son appellation reste une énigme.
Il fut longtemps le seul ouvrage qui permettait de traverser le chenal de la Brande.

La Perroche : le Prieuré

La Perroche ajoute au charme de sa plage et aux activités nautiques qui s’y déroulent celui d’une chapelle romane construite au XIème siècle. L’édifice a été plusieurs fois restauré à la suite de guerres et de pillages. Seul le portail semble ne pas avoir été remanié. La façade massive et sans ornements est flanquée d’une tour contrefort qui abritait l’escalier desservant l’ancien campanile aujourd’hui disparu. Cette chapelle « perdue au milieu des sables » était celle du prieuré fondé sous le vocable de Saint Médard.

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